Sans doute la maquette de couverture visuellement la plus forte : les fameuses couverture verticales avec titre et sommaire sur un élégant fond noir en colonne de gauche avec une illustration en colonne de droite. Cette formule durera deux ans environ avant le retour à une illustration carrée plus classique. Elle n’empêchera d’ailleurs pas de proposer de magnifiques panoramiques, ceux-ci subissant alors une originale rotation à 90°.
Autre innovation de taille : si le journal passe à 60 pages, son prix s’envole en passant brutalement de 1,20 à 2 F (un prix jusqu’à présent réservé aux numéros spéciaux). Un changement qui n’a rien d’anodin et marque aussi l’évolution de l’âge des lecteurs. Pilote est alors beaucoup plus cher que Tintin et Spirou. Son prix le rapproche de Pif Gadget (avec une tout autre approche : sa formule "tout en récits complets" permet aux moins fortunés de ne l’acheter que lorsque le gadget le mérite !). Bref Pilote confirme sa place à part, à l’écart de la presse de bande dessinée enfantine.
Le slogan reste - provisoirement - inchangé : le journal d’Astérix et d’Obélix, avec Astérix debout, devant la lettre "L" de Pilote.