
L’affaire Jules Bathias, éditions Syros, collection Souris noire est paru en septembre 2006. Il s’adresse aux jeunes lecteurs (à partir de douze ans)
Doux et rêveur, Valentin Moineau supporte sans broncher les brimades à répétition de trois de ses camarades de classe. Pour s’évader et combler le vide causé par la mort de son père, le garçon s’invente des ancêtres héroïques, trappeurs, chercheurs d’or ou pirates... À l’occasion d’un travail scolaire, Valentin se penche sur l’arbre généalogique paternel. Sous la photo sépia d’un soldat moustachu, un point d’interrogation, tracé en rouge, attire son attention. Quels secrets entourent la vie et la mort, en novembre 1917, de Jules Bathias, son arrière-arrière-grand-père ? Voleur ou bouc émissaire ? Héros ou déserteur ? Autour de Valentin, personne ne semble avoir envie de rouvrir l’affaire Jules Bathias.
Plus d’infos sur le site de Patrick Pécherot : www.pecherot.com

Un Folio sous les cocotiers irradiés
avec une préface inédite de Didier Daeninckx
Sous son ciel bleu ripolin, tahiti somnole mollement. Gratte-papier aux Nouvelles Dépêches, Thomas Mecker s’ennuie ferme entre les soirées pour touristes et les courses de scooter des mers. Aussi, quand le rideau de fleurs s’entrouve, quoi de plus tentant que d’aller visiter les coulisses ? Mais l’envers du décor donne sur un auter spectacle... Un vrai Grand Guignol radioactif. Mururoa n’est pas si loin. Au bout du Pacifique veille la mort radieuse.
Séquence 1
« Lundi, 10 juillet. Au moment de sortir, Terii s’arrêta, figé. Au bout du couloir sombre, une trouée lumineuse l’obligeait à froncer les paupières. Malgré lui, il hésitait, la main cramponnée à la poignée en ficelle de sa valise. Le gardien le poussa doucement pour lui faire franchir le seuil qui le séparait de la liberté et referma la porte. A l’aveuglement, succéda la bruit, légèrement décalé. Scooters, trucks, passants...surtout les femmes. Leur voix se détachèrent en premier du magma sonore. Terii eut envie de faire marche arrière, de revenir dans le cocon protecteur de sa cellule. Il ne parvenait pas à pénétrer dans le film qui se projetait devant lui. Spectateur immobile, une paroi invisible le séparait des autres. La sueur inondait son front, son dos, ses jambes. Il fallait qu’il entre dans le cercle, qu’il marche...Rien de compliqué...Appuyer, puis se fondre, s’immerger dans la foule. Splaoutch ! Il avait plongé. Facile en somme. Il suffisait maintenant de suivre le courant, de se laisser porter. Papeete était bourdonnante et poussiéreuse. Les fêtes approchaient. A une terrasse, il s’extirpa du flot pour siroter un Coca glacé. Il s’attarda à regarder la paille monter dans la bouteille sous la poussée gazeuse des bulles. Ce n’est qu’à la fin du jour qu’ils e dirigea vers le faré de la famille. Calmée, la lumière découpait le relief des montagnes de ses reflets dorés. Le plein soleil, trop écrasant, n’était bon que pour la sieste. Mais le soir, Tahiti retrouvait sa grandeur nonchalante dans un parfum de sel et de vanille. Sous son toit de tôle, la maison n’avait pas changé. C’est à peine si les murs d’Isorel étaient un peu plus délavés. Il grimpa l’escalier en bois et entra. Pas de colliers de fleurs pour Terii. Son père dormait, affalé dans un fauteuil pisseux. La télé allumée teintait par intermittence la table encombrée et les boîtes de bière amoncelées. Quand Terii vit Nestor, il sut qu’il n’était jamais sorti de prison. »
Plus d’infos sur le site de Patrick Pécherot : www.pecherot.com

Une grève des transports, des attentats, un idiot en cavale, une môme perdue... Sale hiver. Je ne sais pas si c’est la neige, mais tout a dérapé. Et rien pour se raccrocher, pas même les souvenirs. Je n’aurais jamais dû m’en mêler, mais depuis le temps que j’attendais le scoop, je pensais bien l’avoir trouvé. Faut dire, une bavure policière, quoi de mieux pour un journaliste qui touche le fond ? Sûr, j’allais me refaire. Chaud devant ! Thomas Mecker est de retour.
Séquence 1
« Le flocon vient de toucher la boîte de conserve. C’est le deux cent douzième. Groc les a comptés. Ils descendent avec un bruit si imperceptible qu’on croirait du silence. C’est beau. Bientôt, toute la décharge sera recouverte. Déjà, les cartons durcissent. Groc songe aux rats. Ils ne vont plus trouver leur nourriture. Groc imagine leur museau poudré, leurs moustaches givrées. Il sait qu’il sont drôlement malins, mais quand même, faudra pas oublier de leur préparer un coin à eux. Sur la conserve on ne voit plus l’étiquette. Groc tape ses rangers contre le sol gelé pour en faire tomber la neige. Derrière lui, l’incinérateur tousse une fumée sale dans le ciel gris. Va falloir s’y remettre ! Son travail, à Groc, c’est les ordures. Il fait ça bien. Dans le civil, il était vidangeur. C’est pour ça que les copains l’appellent tas de merde. Pour rigoler, quoi. Comme son surnom : Groc, pour Gros Cul. Ils sont marrants, mais ils viennent pas souvent le voir. Heureusement, il y a les rats. »
Plus d’infos sur le site de Patrick Pécherot : www.pecherot.com

On n’oublie jamais son premier cadavre. Celui-là, je me souviens comme si c’était hier. Faut dire qu’on ne croise pas tous les jours sur son chemin André Breton, une bande d’illégalistes, Sacco et Vanzetti, un club de marchands de canons... Mais à Montmartre en ce temps-là, c’est pas des lilas qui fleurissaient sous mes fenêtres. Plûtôt les fleurs du mal. Ou les chrysanthèmes.
Séquence 1
« Le type qui me faisait face me fixait sans me voir. Le discret sourire qui flottait sur ses lèvres lui donnait une expression de stupeur amusée. Peut-être une pensée légère avait-elle traversé son esprit. A moins que ce ne soit l’incongruité de la situation. Sait-on ce qui peut vous passer par la tête dans de tels moments ? En tout cas, il devait être d’un naturel aimable. Moi, à sa place...Mais j’aimais mieux ne pas y être, à sa place, parce que l’homme qui me regardait avec tant d’insistance était mort, et bien mort.
Merde !
Leboeuf ne parlait pas souvent, mais il venait de résumer ce que nous pensions tous les quatre. Cottet a levé sa lampe, sous la lueur dansante, le cadavre avait l’air de se foutre de nous. Il pouvait. Ce n’est pas tous les jours que quatre malfrats tombaient sur un macchabée en ouvrant un coffre-fort. Dehors, le vent redoublait. En hurlant, il s’engouffrait sous la porte. J’ai reculé d’un bond.
Il a bougé ! »
Plus d’infos sur le site de Patrick Pécherot : www.pecherot.com

"Retrouver une fille de famille partie avec son soupirant, pour un privé, c’est de l’argent vite gagné. Mais quand les tourtereaux font leur nid sur une poudrière, c’est une autre paire de manche.
Comment aurais-je pu prévoir que deux gentils amoureux me conduiraient sur le sentier de la guerre ? Celle d’Espagne, pour commencer, un chemin drôlement fréquenté en ce printemps 38. Des fascistes italiens à leurs amis français, des admirateurs d’Hitler à ceux de Staline, ça se bousculait du côté de Belleville. Jusqu’aux anars, en route pour Barcelone. Et au milieu de tout ça, un corps décapité, un croque-mort fakir, des fusils baladeurs, un bateau fantôme. Une vraie toile surréaliste. Ca tombait bien, André Breton était de la fête. Et moi, là-dedans, je ne savais plus si j’étais le chasseur ou le gibier."
Plus d’infos sur le site de Patrick Pécherot : www.pecherot.com

dessins de Jeff Pourquié

Plus d’infos sur le site de Patrick Pécherot www.pecherot.com

dessins de Jeff Pourquié
"Le cinoche, c’est un drôle de truc. Faut dire que moi, je suis plutôt littérature. Darktalor, le Livre dont je suis le héros... Des bouquins balaises, quoi ! Mais quand l’équipe de tournage a débarqué au Bon Coin, je me suis vu en haut de l’affiche. Tu parles. J’ai vite eu droit à un autre scénario. Le jeune premier assassiné, ma pomme en suspect, un film karaté, des yakusas en plein Paris... Un vrai casse-tête chinois.
J’aurais mieux fait de continuer à livrer mes pizzas. Parce que le cinéma vérité, merci bien.
Et ciao Pékin !"

Plus d’infos sur le site de Patrick Pécherot : www.pecherot.com

dessins de jeff Pourquié
Derrière sa palissade, tout le monde l’avait oublié. Depuis des années, il végétait, endormi sous ses ronces et ses chardons. Quand ils l’ont découvert, Lisa et Momo, deux gosses du quartier, ne se doutaient pas qu’ils avaient déniché le dernier terrain vague. Ni qu’un petit coin de liberté allait attiser toutes les convoitises. Mais on ne réveille pas impunément les fantômes du passé. Ceux de la zone, des manouches, d’Angélique et d’Ascaso, le bandit d’honneur. Ceux du vieux Marcel, le passeur de mémoire... Terrain vague : attention danger !

Plus d’infos sur le site de Patrick Pécherot

Juin 1940, dans un Paris vidé par l’exode, Nestor, détective à l’agence Bohman veille sur un psychiatre dépressif. Mais le métier d’ange gardien n’est pas une sinécure. Surtout en temps de guerre. Comme des rats alléchés par la mort, une faune sinistre s’apprête à envahir la capitale. Truands, nazis, collabos ... Quand l’or se mêle au plomb, la folie s’en donne à cœur joie et brouille tous les repères. Existe-t-il un lien entre le suicide d’un savant, l’appel au secours d’un inconnu et les fantômes de la guerre d’Espagne ? Quel secret un antifasciste allemand devenu aphasique peut-il détenir ? Pourquoi de faux policiers s’attachent-ils à ses pas ? Que cachent les hauts murs des asiles d’aliénés ? Pour le savoir, Nestor manquera de perdre la raison. Cette année là, c’était bien la dernière chose à faire. Après les Brouillards de la Butte et Belleville Barcelone, la nouvelle enquête du privé « de chez Bohman » explore le Paris sombre de la collaboration naissante.
Plus d’infos sur le site de Patrick Pécherot : www.pecherot.com

Une Souris noire...
Sur Arsène Lupin, le vieux bouquiniste Anselme en connaît un rayon. Il paraît même que Marius Jacob, celui qui a inspiré le personnage de Lupin, a laissé un trésor que personne n’a encore retrouvé... Voilà de quoi distraire Phil de sa maladie : les deux amis partent jouer les détectives en Normandie, dans le pays du célèbre cambrioleur...
Illustration : Jacques Ferrandez.
Editions Syros jeunesse, collection Souris noire
A partir de 12 ans.

Plus d’infos sur le site de Patrick Pécherot : www.pecherot.com

Quand un braquage percute la mémoire sociale...
